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Méthode et périmètre

Comment se déroulent le déploiement d'ARIS Pilot et une mission de contrôle de gestion, ce que nous mettons sous contrôle, et le vocabulaire de la lecture d'écart.

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Le déploiement d'ARIS Pilot en cinq temps

Les temps se suivent dans cet ordre. Leur durée se fixe au cadrage, selon votre taille et le nombre d'affaires concernées.

  1. 1

    Cadrage

    Affaires à suivre en premier, organisation, rôles concernés, priorités de la direction.

  2. 2

    Reprise des données

    Plan analytique personnalisé par activité, bibliothèques de prix et base de l'entreprise repris depuis vos fichiers ou vos ERP, puis contrôlés.

  3. 3

    Formation

    Par rôle, sur vos propres affaires, au bureau et sur le chantier.

  4. 4

    Mise en service

    Une première affaire suivie de bout en bout, avec nous.

  5. 5

    Autonomie

    Un accompagnement qui décroît jusqu'à ce que vos équipes travaillent seules.

Une mission de contrôle de gestion en cinq étapes

Pour le diagnostic, la mise en place de la fonction ou l'assistance sur un chantier.

  1. 1

    Cadrage

    Votre situation, vos affaires, et la bonne porte d'entrée : diagnostic, mise en place ou assistance.

  2. 2

    Diagnostic

    Entretiens, observation sur site, analyse des budgets, des pointages et des outils existants.

  3. 3

    Conception

    Circuits d'information, procédures, plan analytique personnalisé par activité, indicateurs, validés avec vos équipes.

  4. 4

    Mise en place

    Déploiement des procédures et de la solution, formation-action, premiers reportings produits avec vous.

  5. 5

    Autonomie

    Vos équipes produisent seules, dans les délais. C'est le critère de réussite.

Les six postes mis sous contrôle

Une affaire ne perd pas d'argent partout à la fois. Elle en perd sur un poste précis, et ce poste se suit.

Main-d'œuvre
Pointages rapportés aux tâches, rendements par nature d'ouvrage, coût horaire réel chargé. L'écart se décompose entre effet prix et effet rendement.
Matériel
Heures de marche, arrêts et pannes, transferts entre chantiers, entretien, gasoil par engin. Souvent le poste le plus lourd et le moins suivi.
Matériaux et stocks
Consommations rapportées à l'avancement physique, approvisionnements, stocks de chantier, écarts d'inventaire.
Sous-traitance
Situations, retenues de garantie, avenants, cohérence entre l'avancement facturé et l'avancement constaté.
Charges indirectes
Installation de chantier, encadrement, frais de siège et clés de répartition. Une clé mal posée déplace la marge d'une affaire vers une autre.
Chiffre d'affaires
Travaux mérités, situations, travaux modificatifs, restes à facturer. Une affaire facturée au-delà de son avancement affiche une marge qui n'existe pas.

Le niveau de détail qui rend l'écart actionnable

Le contrôle budgétaire d'un chantier compare les droits avancés, c'est-à-dire le budget mérité par l'avancement réel, aux dépenses réelles, compte analytique par compte analytique.

Extrait illustratif de compte d'exploitation analytique, en milliers de DH, cumul à fin de période
Nature analytiqueDroits avancésDépenses réellesÉcart
Personnel
Personnel ouvrier1 5001 690−190
Encadrement de chantier2 4002 310+90
Matériel
Pelles hydrauliques6 2006 540−340
Camions et porte-engins9001 260−360
Compacteurs1 3001 280+20
Carburants
Gasoil3 1003 020+80
Sous-traitance
Ouvrages d'art2 8002 650+150
Valeurs illustratives, sans lien avec un document réel.

Au niveau « matériel », l'écart se noie dans un total. Au niveau du compte, les camions et porte-engins mobilisés au-delà du budget mérité apparaissent d'eux-mêmes : l'information devient une décision dès le mois suivant.

Le vocabulaire de la lecture d'écart

Droits avancés
Le budget mérité par l'avancement constaté. Si 40 % d'un ouvrage est réalisé, ses droits avancés valent 40 % de son budget. Comparer les dépenses au budget total n'a pas de sens en cours de chantier ; les comparer aux droits avancés en a un.
Écart budgétaire
La différence entre droits avancés et dépenses réelles d'un compte, à une date d'arrêté. Il se décompose en effet prix, effet quantité et effet rendement.
Reste à dépenser
Ce qu'il faut encore engager pour terminer l'ouvrage, réestimé à chaque arrêté sur les rendements constatés et non sur le budget initial.
Budget à terminaison
Les dépenses déjà engagées plus le reste à dépenser. Comparé au chiffre d'affaires attendu, il donne la marge à terminaison.

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